mercredi 26 mars 2008

Loi anti-tabac et écologie

Titre bizarre pour ce post me direz-vous, et pourtant, il est tiré d'un constat étonnant à première vue. La loi anti-tabac, vous le savez, c'est ma grande passion! En vérité, c'est une merveille, l'on peut enfin sortir au restaurant, dans les bars ou plus tard sans avoir à subir l'infâme odeur de tabac froid qu'il nous fallait supporter auparavant! Fini la mise en quarantaine des pulls et manteaux qui ont eu le malheur d'entrer un instant dans une salle enfumée. Fini les yeux qui piquent, agressés par des relands de nicotine. Fini le "t'as pas un briquet" au bar. Fini le "tapa une garetteci". Fini la fausse culpabilité du non fumeur qui refuse poliment de donner un objet d'addiction à son prochain. Fini la discrimination fumeur-non fumeur dans les restaurants (de toute façon, c'était juste pour la forme, il n'y avait jamais de véritable cloison anti-odeurs). Fini la dictature du seul fumeur du groupe qui impose le coin fumeur à tous. Fini le malaise de celui qui se voit dans l'obligation de brider son voisin dans sa volonté de transgression des règles en fumant. Fini le bonheur de souffler la fumée de son voisin indélicat pour bien lui faire comprendre qu'il dérange et que son éducation de malotru ne saurait passer inaperçue. Fini tout ça, et pour le meilleur dirons-nous!
En revanche, il nous faut désormais affronter un fléau nouvellement localisé: avant les mégots passaient à peu près inaperçus, avant ils étaient éparpillés sur les trottoirs, avant on ne les remarquait pas, avant on en trouvait parfois dans des cendriers, avant les fumeurs dans la rue n'existaient que lorsqu'il faisait chaud, avant on avait du répit à l'extérieur quand il faisait froid, avant c'était le bon temps. Maintenant, les mégots sont concentrés autour des portes d'immeubles, autour des bâtiments de travail (et ce même devant les entrées de prestigieuses entreprises ayant pignon sur les avenues les plus majestueuses), devant les halls, devant les bouches de métro, dans les escaliers extérieurs, sur les issues de secours dont l'usage a été indument détourné,... Le mégot auquel l'on s'était habitué a déclenché une nouvelle offensive et envahi notre espace public! La discrimination fumeur non fumeur a disparu, mais c'est devenu une dictature visuelle des fumeurs en extérieur par la présence excessive de mégots. Ajoutons à cela qu'il est désormais impensable d'attendre d'un passant qu'il fasse attention à garder sa fumée pour lui sans polluer tout un trottoir! Rien ne disparaît, tout se conserve, et nous évoluons!
L'interdiction de la fumée en intérieur (fumoirs mis à part) avait-elle prévu les effets néfastes sur l'écologie et le respect de l'environnement qu'elle a généré? Vous ne les aviez pas remarqué? Et bien je n'ai qu'une seule remarque: observez les terrasses des cafés en plein hiver! Avant elles étaient vides, maintenant elles sont pleines de fumeurs (jusque là, rien de bien dramatique), mais la nouveauté réside dans l'état de ces terrasses: avant elles étaient quelconques, maintenant elles sont chauffées avec des espèces de parasols au gaz, ou des chauffages électriques! Nous en sommes donc à réchauffer l'atmosphère pour le bien-être des fumeurs, et ce tout aussi bien de façon directe (c'est évident) qu'indirecte (on consomme de l'électricité! oui, je sais en France on fait du nucléaire, et alors, est-ce une raison pour chauffer l'air de l'hiver?).
Heureusement que la Russie ne prend pas exemple sur nous!

1 commentaire:

Anonyme a dit…

moi aussi je suis outrée par l'habitude qu'ont les fumeurs de jeter par terre leurs mégots! Le pire c'est qu'ils ne se posent même pas la question si c'est bien ou mal!!!on ne leur a jamais appris ce que c'est que l'hygiène?ah ça me dégoute!

(peux tu mettre ton blog en français entièrement? je ne comprends pas l'espagnol!)

Séverine